Bourse (économie)


Cette capitalisation fluctue en fonction de divers critères puisqu'une place boursière est avant tout un marché. Elle assure des fonctions de financement de l'économie symétriquement de placement pour ceux qui ont des liquidités à investir , d'allocation et de gestion des risques ainsi que de liquidité des titres. Plus récemment est apparu le profil de déontologue qui, au sein de la salle des marchés, s'assure du respect de la loi contre les abus de marché et des règles éthiques inscrites au règlement intérieur. De fait, depuis quelques années, les principaux fournisseurs de technologie destinée aux salles de marché déclinent des offres d' hébergement.

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Une bourse , au sens économique et financier , est une institution , privée ou publique , qui permet de découvrir et d'afficher le prix d' actifs standardisés et d'en faciliter d'apparier les échanges dans des conditions de sécurité satisfaisante pour l'acheteur et le vendeur.

Une bourse abrite un marché réglementé et organisé dont la présence est permanente, contrairement à un marché de campagne par exemple dont la présence est éphémère mais dont les fonctions sont voisines. Elle s'insère dans une chaîne logistique complexe de passation des ordres, de clearing des ordres et de livraison des titres ou autres [ 1 ].

La Bourse est une institution de l'économie de marché car elle assure la formation continue des prix par confrontation de l'offre et de la demande. Elle est généralement surveillée par un régulateur qui assure sa neutralité de fonctionnement équité de traitement des investisseurs , la bonne circulation des informations communiqués et la police du marché si nécessaire notifications, enquêtes, sanctions. Les bourses étaient autrefois abritées dans des bâtiments dédiés destinés à accueillir les opérateurs qui en assuraient le fonctionnement: Ces membres assuraient les cotations à la bourse par divers systèmes de formation des prix tels que criée, casiers ou boites.

Les bourses se sont progressivement dématérialisées et ont migré sur des réseaux informatiques qui assurent les mêmes fonctions, sans qu'une présence physique des opérateurs en un même lieu soit nécessaire.

Des opérateurs purement logiciels sont apparus dans les dernières décennies. Un mur y ayant été édifié, la colline du sanctuaire était une citadelle. Aujourd'hui, on y trouve le monastère des Pères Blancs et la cathédrale Saint-Louis. Cette étymologie est proposée par Lodovico Guicciardini: Sur la façade de cet hôtel étaient sculptées ses armes d'or à une bande de gueules chargée de trois bourses d'argent. De ces diverses circonstances la place fut bientôt dénommée ter buerse et finalement Borse tout court.

Les marchands brugeois qui avaient des rapports continuels avec Anvers et Bergen op Zoom donnèrent le même nom de Borse à l'endroit où ils se réunissaient dans ces villes pour traiter de leurs affaires. Le nom se vulgarisa plus tard en France et notamment à Rouen et à Toulouse où l'on désigna ainsi certaines places boutiques et galeries spécialement accommodées pour l'usage des marchands.

La même chose eut lieu à Londres après l'achèvement du beau local fondé par Thomas Gresham la reine Élisabeth étant allée l'inspecter en fut très satisfaite mais pour qu'il ne parût pas avoir été fait d'après les plans de la Bourse d'Anvers elle le nomma Royal Exchange recommandant bien expressément de ne pas lui donner un autre nom.

Il s'agit en fait des premiers courtiers. Il tire justement son nom des courtiers de change. En [ 5 ] , le phénomène s'institutionnalise par la création de la Bourse de Bruges. Elle est rapidement suivie par d'autres, en Flandre et dans les pays environnants Gand et Amsterdam. C'est encore dans les Pays-Bas espagnols Belgique actuelle que le premier bâtiment conçu spécialement pour abriter une bourse fut édifié, à Anvers. La première bourse organisée en France voit le jour à Lyon en Le premier krach recensé a lieu en en Hollande.

Les cours des bulbes de tulipe ayant atteint des niveaux excessivement élevés, le cours s'effondra le premier octobre. C'est en qu'on commence à coter les actions et obligations à la [[bourse de Londres bourse de Londres [réf. En , à la Bourse de Paris créée en , les cours doivent désormais être obligatoirement criés, afin d'améliorer la transparence des opérations.

C'est la création du Parquet. À partir des années , on assiste à la dématérialisation des titres échangés en bourse grâce à la révolution informatique. En France, la dématérialisation fut effective à partir du 5 novembre Les marchés financiers permettent une allocation efficace des ressources.

La Bourse est tout d'abord un lieu de rencontre de l'offre et de la demande de produits standardisés en vue de la découverte de leur prix en continu ou à certains moments de la journée fixing [ 6 ]. Elle assure des fonctions de financement de l'économie symétriquement de placement pour ceux qui ont des liquidités à investir , d'allocation et de gestion des risques ainsi que de liquidité des titres. Les marchés financiers permettent de vendre des valeurs mobilières neuves nouvellement émises ou d'occasion déjà émises, et appartenant à un investisseur.

Ces valeurs peuvent être échangées sur des marchés réglementés souvent appelés bourse ou de gré-à-gré. Une entreprise n'obtient de nouvelles ressources, à travers l'émission d'actions ou d'obligations, que sur le marché dit primaire.

La Bourse permet la mobilisation de l'épargne et partant une meilleure allocation des ressources vers les projets d'investissements les plus profitables. En facilitant l'accès à l'épargne, les Bourses rendent possibles de nouveaux investissements et améliorent donc la rentabilité des investissements.

Il convient de signaler que les devises ne font pas l'objet d'échange en bourse. En France, les acheteurs et les vendeurs passent leurs ordres de Bourse par le biais d'un intermédiaire financier banque, société de gestion, conseiller financier… qui transmet ceux-ci à un membre officiel de la bourse dénommé courtier , société de bourse, entreprise d'investissement, broker.

Depuis la directive européenne de sur les services d'investissement DSI , on parle de prestataires de services d'investissement PSI.

La multiplication des opérations est rendue possible grâce à la dématérialisation des titres. La vocation de ces sociétés est de gérer et d'assurer le bon fonctionnement du marché, ainsi que de garantir collectivement les opérations vis-à-vis des investisseurs.

Les Bourses étaient, à l'origine, des sociétés mutuelles possédées par les courtiers. Ainsi, le New York Stock Exchange est créé le 17 mai par 24 courtiers. De plus en plus les bourses tendent cependant à être elles aussi introduites en bourse.

Euronext est ainsi coté sur la place de Paris et est le résultat d'un processus de fusion entre différentes bourses européennes puis avec le New York Stock Exchange aux États-Unis. Depuis le 1 er novembre , la nouvelle réglementation financière Européenne MiFID autorise les établissements bancaires qui le souhaitent à créer leur propre bourse afin d'augmenter la concurrence dans le secteur.

Sept banques d'investissement ont profité de l'occasion pour créer une nouvelle bourse commune, nommée Projet Turquoise, dont le but affiché est d'offrir des tarifs plus attractifs que ceux des bourses traditionnelles.

Une des manières les plus fréquentes d'évaluer l'importance économique et financière d'une place boursière dans l'espace mondial est de comparer sa capitalisation boursière avec les autres places boursières. Par capitalisation boursière, on comprendra la somme des capitalisations des sociétés cotées dans la place boursière.

En apparaît le Teleregister [ 11 ] , un tableau électro-mécanique qui affiche les cours des actions. Dans les années , le poste de travail de l'opérateur de marché se caractérise par l'encombrement des postes téléphoniques.

L'opérateur jongle avec plusieurs combinés pour converser avec plusieurs brokers à la fois. Le calculateur électro-mécanique, puis électronique, lui permet de faire des calculs simples.

Dans les années , si l'apparition de l' autocommutateur téléphonique privé permet de simplifier l'équipement téléphonique des opérateurs, en revanche, le développement des offres d'affichage d'informations financières conduit à multiplier les moniteurs vidéo sur leur poste de travail, chacun de ces matériels étant spécifique à son fournisseur de données.

Les données s'affichent en vert sur des écrans noirs et chaque mise à jour rafraichit la page entière. Telerate, Reuters , Bloomberg , Knight-Ridder [ 12 ] , Quotron, Bridge, Instinet sont les principaux acteurs du marché de l'information financière, plus ou moins spécialisés selon les compartiments, du monétaire, des changes, des titres, respectivement, pour les 3 premiers d'entre eux.

Les traders jonglent désormais avec les claviers. Cette décennie qui voit se généraliser les salles des marchés est aussi celle du développement de la micro-informatique et des stations de travail. À côté des terminaux vidéos, il faut donc encore trouver de la place pour un écran d' ordinateur.

Si l'offre logicielle se développe pendant cette période, la salle des marchés souffre déjà d'un manque d' interopérabilité et d'intégration. Non seulement les outils d'affichage vidéo sont éclatés et enfermés dans des boites propriétaires, mais le mode même de l'affichage la page s'affiche sur une requête préalable, et le temps de réponse peut être long n'est plus adapté à des marchés devenus très liquides et qui requièrent une prise de décision en quelques secondes.

Les traders attendent désormais, d'une part, une information qui arrive en temps réel, c'est-à-dire des cours qui se rafraichissent dans la page affichée sans intervention au clavier, d'autre part, que ces données soient récupérables dans leurs outils d'aide à la décision ou de tenue de position, et en particulier dans leur tableur. La révolution numérique, qui démarre dès la fin des années , est le catalyseur qui permet de satisfaire ces attentes.

Elle se traduit tout d'abord, au sein de la salle, par l'installation d'un système de distribution de données, un type de réseau local. En amont sont syndiqués les flux de différentes sources [ 14 ] , en aval sont arrosés les postes des traders. On appelle feed-handler le serveur qui acquiert les données de l'intégrateur et les transmet au système de distribution locale. Enfin, le serveur de page composite acquiert les données temps réel et les assemble selon les maquettes configurées selon les besoins de chaque trader.

Reste à installer sur chaque poste un logiciel d'acquisition et d'affichage, et d'analyse graphique, de ces données. Ce type d'outil permet généralement au trader d'assembler l'information pertinente en pages composites, comprenant un panneau de dépêches, donc en format textuel, glissant en temps réel de bas en haut, un panneau de cotation, par exemple les cours de change contre dollar américain , chaque cours passant quelques secondes en vidéo inversée chaque fois qu'il change de valeur, un panneau d'analyse technique, avec moyenne mobile , MACD , chandeliers ou autre indicateurs techniques, un autre affichant les cotations d'un même instrument par différents courtiers, etc.

Deux familles de progiciels appartiennent à cette nouvelle génération d'outils, l'une pour les plateformes Windows-NT, l'autre pour les plateformes Unix et VMS. Cependant Bloomberg et, sur le marché français, Fininfo , échappent à ce mouvement, préférant s'en tenir à un modèle de service bureau , chaque poste utilisateur étant asservi à une base de données et à des traitements centralisés. L'approche de ces fournisseurs est d'enrichir leur système du maximum des besoins en fonctionnalités pour que la question de l'ouverture vers des tableurs ou systèmes tiers ne se pose plus.

Par ailleurs, cette décennie voit l'irruption de la télévision dans la salle des marchés. Les déclarations de présidents de banque centrale sont désormais des événements très attendus, où le ton et la gestuelle sont décryptés. Le développement d' internet entraîne la chute du coût de l'information, y compris financière.

Il porte un coup dur aux intégrateurs qui, comme Reuters, ont engagé des investissements considérables les années précédentes pour délivrer des données de marché en masse et en temps réel, et enregistrent à la fois une vague de résiliation des abonnements aux données et une mévente de leurs logiciels de distribution ou d'affichage de données.

D'autre part, les investissements des câblo-opérateurs aboutissent à une augmentation considérable de la capacité de transport de l'information. Les établissements ayant plusieurs salles de marché dans le monde profitent de cette bande passante pour relier leurs sites étrangers à leur site national en un modèle en étoile. L'émergence d'outils de type Citrix accompagne cette évolution, puisqu'ils permettent à un utilisateur distant de se connecter vers un bureau virtuel d'où il a alors accès aux applications du siège, dans des conditions de confort analogues à celles d'un utilisateur local.

Là où dix ans plus tôt une banque d'investissement devait déployer un logiciel salle des marchés par salle des marchés, elle peut dorénavant restreindre de tels investissements sur un site unique. Et puisque l'architecture informatique se simplifie, se centralise, elle peut aussi s'externaliser. De fait, depuis quelques années, les principaux fournisseurs de technologie destinée aux salles de marché déclinent des offres d' hébergement.

Dès la fin des années , les feuilles de calcul ont rapidement proliféré sur les postes des traders tandis que le chef de salle, lui, n'avait pas de vision consolidée des positions qui soit à la fois exacte et en temps réel.

L'hétérogénéité des règles de valorisation, la fragilité des feuilles de calcul susceptible d'entraîner des pertes de données critiques, les médiocres temps de réponse des PC pour assurer des calculs lourds, le manque de visibilité sur l'activité des traders, ont très vite suscité le besoin d'un système d'information partagé. Cependant, les établissements éprouvent d'autres besoins, selon que leur métier est le trading ou l'investissement.

Le premier type d'application dédiée aux risques à s'introduire dans une salle de marchés, à la fin des années , porte sur le contrôle global de limites d'engagement par contrepartie. Risk Exposure Management RXM [ 15 ] , développé par GE Information Services, et Global Limits Control System, commercialisé par Reuters, mettent à jour en temps réel les utilisations de limites de crédit et de règlement provenant des transactions négociées dans quelque salle des marchés que la banque ait dans le monde.

Ces applications ne traitent alors que les opérations de change et les prêts interbancaires, et imposent une saisie sur un poste dédié, mais elles incarnent une architecture informatique sophistiquée pour l'époque. Bien qu'Infinity disparaisse, en , avec le rêve brisé du toolkit censé traiter toutes les innovations de l'ingénierie financière, les autres systèmes sont encore bien vivants dans les salles de marché.

Ces produits ont généralement pour caractéristiques une architecture trois tiers , dont la partie back-end tourne sur une plateforme Unix, une base de données relationnelle Sybase ou Oracle , un mécanisme d'acquisition en temps réel de données distribuées par le système RMDS de Reuters, et une interface utilisateur graphique et écrite en anglais, puisque leurs clients sont des salles de marchés situées n'importe où dans le monde.

L'utilisation de ces fonctionnalités sera rendue obligatoire ultérieurement: Le téléphone, utilisé sur les marchés de gré à gré , est source de malentendus. Les deux parties s'étant mal comprises sur un des termes de la négociation, il est quelquefois trop tard pour redresser une opération quand la confirmation est reçue et révèle une anomalie. Le premier marché à découvrir le trading électronique est le marché des changes. Reuters crée son Reuter Monitor Dealing Service en Les contreparties se repèrent par écran interposé et conviennent d'une transaction en mode vidéotex , où les données sont encore peu structurées.

Son successeur, Dealing , porté sous Windows, est lancé en Cependant, ces outils souffrent généralement d'un manque de liquidité. Contrairement à une prédiction maintes fois annoncée, le trading électronique n'a pas fait disparaitre le courtage traditionnel.

Du reste, les opérateurs préfèrent panacher les deux modes: Pour les produits des marchés organisés, les processus sont différents: Les ordres sont ensuite exécutés partiellement ou en totalité, puis dépouillés, c'est-à-dire imputés sur le compte de chaque donneur d'ordre. La multiplication des instruments traités et des circuits de transmission ont alors rendu nécessaire l'informatisation de ce carnet d'ordres.

Les marchés organisés bourses et marchés à terme proposent chacun leur poste de saisie et transmission d'ordres, voire une interface de programmation, pour permettre à l'établissement de se connecter à partir d'un système de gestion d'ordres développé en interne.

Dans le program trading , les ordres sont générés par un programme informatique, au lieu de procéder d'une décision d'un opérateur de marché. On parle également de trading algorithmique. Il ne s'applique qu'aux marchés organisés, pour lesquels la transaction ne dépend pas d'une négociation avec une contrepartie en particulier. Une application classique du program trading consiste à générer des ordres d'achat ou de vente d'une action dès que son prix franchit un certain seuil, à la hausse ou à la baisse.

Une vague de ventes sur prix stop a été ainsi largement incriminée, lors de la crise financière de , comme la cause de l'accélération de la chute des cours en bourse. Depuis lors, cependant, le program trading n'a cessé de prendre de l'importance, notamment avec la multiplication des ETF , OPCVM répliquant un indice boursier , et le développement de la gestion structurée.

De plus, une modification du poids des actions dans un indice, sous l'effet par exemple d'une augmentation de capital de l'une d'entre elles, nécessite de passer autant d'ordres d'achat ou de vente pour que la composition du fonds continue à refléter fidèlement celle de l'indice. Si un programme permet de générer plus rapidement un gros volume d'ordres qu'un trader, il peut cependant nécessiter la surveillance d'un ingénieur financier, qui le cas échéant y apporte ses retouches.

La multiplicité des programmes de trading, dont certains appliquent les mêmes règles de gestion, amène leurs concepteurs à chercher un avantage compétitif grâce à la technique, en jouant sur la puissance des serveurs de flux boursier ou le multi-threading de façon à s'assurer que les ordres parviennent dans le carnet d'ordres central avant ceux des concurrents.

La réussite d'un algorithme peut ainsi se jouer au millième de seconde. Ce type de program trading, qu'on appelle généralement high-frequency trading , est cependant contraire au principe d'équité de traitement entre donneurs d'ordre, et plusieurs régulateurs envisagent de l'interdire [ 20 ]. Au retour d'exécution d'un ordre, le gérant d'OPCVM comme le trader d'une banque d'investissement doivent mettre à jour leurs positions.

Cependant, le gérant n'a pas besoin de valoriser ses positions en temps réel: En revanche, il a besoin d'un contrôle de provision et d'une confrontation de son portefeuille à son benchmark , voire d'un traitement de rebalancing rééquilibrage , qui génère les ordres nécessaires pour que le portefeuille revienne à la composition de référence.

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