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Liminaire. La question de la postmodernité est devenue un objet de recherche en philosophie, parce que les réponses antérieures sont en difficulté.

La notion de communication est corollaire de cet aspect de la postmodernité. Disponible sur le site:

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Liminaire. La question de la postmodernité est devenue un objet de recherche en philosophie, parce que les réponses antérieures sont en difficulté.

En janvier , la Banque nationale suisse BNS a pris la décision d'abandonner ce taux plancher, créant la surprise [ 72 ] , [ 73 ]. Cette surprise en fut aussi une pour le Conseil fédéral, confirmant ainsi une législation de visant à séparer la BNS de la Confédération [ réf.

En raison d'accords préalables avec le franc français et l' escudo portugais , des monnaies africaines et océaniennes sont liées à l'euro par un taux fixe:. De même, le lev de Bulgarie code BGN avait été unilatéralement fixé à parité avec le Deutsche Mark et bénéficie donc du même taux de change vis-à-vis de l'euro.

La crise de la dette dans la zone euro débute avec la crise de la dette publique grecque et se poursuit avec les crises irlandaise, portugaise, et espagnole.

Dans ces deux derniers cas, il s'agit d'une crise de la dette privée et du système bancaire qui par les interventions de l'État qu'elle suscite devient une crise de la dette publique. Dans tous les cas, cette crise relève les insuffisances de l'architecture de la zone euro, et notamment le trop peu de surveillance des déséquilibres macro-économiques. En effet, ce qui rend les crises particulièrement problématiques c'est que ces États, notamment la Grèce, le Portugal, et l'Espagne ont eu une inflation plus importante que les pays du Nord, ce qui a grevé leur compétitivité et provoqué un déséquilibre de la balance extérieure qui pèse sur la croissance, rendant le remboursement de la dette encore plus difficile.

À la suite de la crise financière de , la zone euro est entrée en récession au troisième trimestre de [ 76 ]. Le 11 octobre , les chefs d'États et de gouvernements de la zone euro ont tenu un sommet extraordinaire à Paris pour élaborer un plan d'action commun à l'Eurozone et à la Banque centrale européenne afin de stabiliser l'économie de l' Union européenne.

Les dirigeants ont bâti un plan destiné à faire face à la crise financière de Ils se sont mis d'accord sur un plan de sauvetage des banques prévoyant une entrée des gouvernements dans les banques et des garanties.

Toutefois, les politiques de relance et de soutien aux banques ont accru la dette publique des pays membres. Parallèlement, la zone euro demeure une zone de faible croissance, ce qui pèse également sur la soutenabilité de la dette. Pour Jean Pisani-Ferry , l'Europe a fait une erreur lors de la crise financière de en n'obligeant pas les banques à révéler l'étendue de leurs pertes.

Aussi, quand la crise grecque se déclenche, l'idée de restructuration de la dette sera difficile à faire admettre à la BCE et aux gouvernements qui craignent pour le système bancaire [ 82 ]. Michel Aglietta propose une analyse assez proche sur ce sujet. Martin Wolf , quant à lui, n'apprécie pas que les Irlandais aient tenté de sauver leurs banques en prenant en charge leurs dettes. La perte de compétitivité qui a suivi le différentiel d'inflation est un des éléments clés d'explication la crise de la zone euro.

Ce problème est difficile à régler lorsque les pays ne peuvent pas dévaluer. En effet deux solutions sont alors possibles: Ce constat va amener à une meilleure prise en compte des critères macro-économiques et des problèmes d'inflation et de compétitivité tant dans le nouveau pacte de stabilité que dans le nouveau pacte pour l'euro.

La zone euro n'est pas une zone monétaire optimale et les mécanismes nécessaires à la résolution de ce problème n'ont pas été créés. Par ailleurs, à l'occasion de cette crise [ 89 ] , la zone euro a montré des limites: Pour lui, cela tient à une double absence: La crise grecque a commencé en début d'année , avec des craintes exprimées sur les marchés sur la dette grecque. Cela amènera la Commission européenne et des responsables politiques européens à demander des explications à la Grèce [ 92 ] , à s'interroger sur le rôle joué par Goldman Sachs [ g ] en tant que conseil du gouvernement grec [ 93 ] et à envisager de réglementer le marché des CDS [ 94 ].

Cette crise a entrainé une baisse de l'euro qui favorise les exportations et la reprise [ 95 ]. Elle a aussi, et peut-être surtout, provoqué un double débat sur la façon de venir en aide à la Grèce faut-il ou non s'en occuper entre Européens ou vaut-il mieux laisser le pays demander l'assistance du FMI?

Les négociations ont été difficiles à finaliser. Les autres Européens, notamment les pays encore notés triple A Allemagne, Pays-Bas, Finlande ont sérieusement pensé à la sortie de la Grèce de la zone euro [ h ]. Elles ont été notamment liées au fait que le pays n'a guère tenu ses engagements. Si ce pays était touché, alors, pour le chef économiste de la Deutsche Bank , la France , selon lui, pourrait ne plus être à l'abri [ ]. En contrepartie le pays doit adopter un plan de rigueur.

Il existe un débat quant à savoir si ce plan ne va pas rendre plus difficile la sortie de crise [ ]. Le risque de crise au Portugal s'est accru fin avril [Quand? Le 7 avril , après avoir nié pendant longtemps la nécessité d'un plan de sauvetage, le Premier ministre José Sócrates finit par faire appel à l'Union européenne et au FMI afin de subvenir aux besoins en trésorerie du pays [ ].

Les négociations qui s'ensuivront aboutiront à la mise en place d'un plan de sauvetage de 78 milliards d'euros [ ].

Le gouvernement de José Sócrates , puis celui de Pedro Passos Coelho après les élections législatives de juin ont mis en place plusieurs plans d'austérité. Laurence Boonne voit également deux autres points importants dans cet accord à savoir que les États de la zone Euro ont choisi d'avancer indépendamment de l' Union européenne et que l'architecture de l'accord fait que les propositions de réforme ne viendront pas de la commission européenne mais des États eux-mêmes.

Pour Laurence Boone, il s'agit d'une innovation importante car, de la sorte les pays se sentiront responsables de l'Euro ce qui n'était pas le cas jusque-là [ ]. Mais tout le monde n'est pas aussi positif: Aussi, plaide-t-il pour que les européens développent des capacités de prise en commun des décisions [ 37 ]. Au-delà se pose la question de savoir si la Grèce , l' Irlande voire le Portugal ne souffrent que d'une crise de liquidité ou s'ils ont des problèmes de solvabilité. S'ils n'ont que des problèmes de liquidité, le fonds européen peut y pourvoir.

S'ils ont des problèmes de solvabilité, c'est-à-dire que, structurellement, ils ne peuvent pas faire face à leurs engagements, il faudra penser à des restructurations de la dette. Daniel Cohen , au contraire insiste sur le fait que si un pays faisait défaut cela provoquerait un risque systémique. Angela Merkel , quant à elle, insiste sur la nécessité de ne pas faire supporter les risques liés aux dettes souveraines uniquement aux États mais d'impliquer aussi les prêteurs.

Cette position a fait l'objet d'un accord franco-allemand et d'une certaine façon cela a inquiété les marchés [ ]. Dans les deux cas, il s'agit de faire supporter par les prêteurs les conséquences de leurs prêts risqués.

En revanche, les effets de telles restructurations sur l'avenir de la zone euro sont plus indéterminés. Pour Martin Wolf [ 86 ] la réponse dépendra beaucoup de la volonté politique.

Pour les mécanismes de sortie solidaire de la crise deux grandes voies se font face: En Allemagne, des voix s'élèvent pour la constitution d'un euro du Sud et d'un euro du Nord [ ] , l'ancien chancelier allemand Helmut Schmidt regrettant lui que la zone euro n'ait pas été limitée à un petit nombre de pays [ ]. Les partisans du fédéralisme assurantiel ne sont pas forcément opposés à toute création d'eurobond, mais pour eux, il doit s'agir de financer au niveau communautaire des investissements destinés à doper la croissance [ 43 ].

Pour sortir de la crise de la dette la seule solution réside-t-elle dans des politiques d'austérité budgétaire? Pour Lionel Jospin et Michel Aglietta , les politiques d'austérité poussent à une contraction du PIB, qui aggrave les problèmes de financement [ ]. Ils proposent de [ ]:. La question de la sortie de l'euro, et d'un retour à la monnaie nationale, est posée par des personnalités politiques, notamment souverainistes ou des économistes dans la plupart des pays de la zone.

À cette question se rattache celle de la parité qui serait choisie entre l'euro et l'ancienne monnaie nationale, ainsi que celle d'une éventuelle dévaluation. Le sort des dettes est aussi une question importante: Dès , certains économistes ont commencé à avancer que face à l'ampleur de la dette et à l'importance de la charge des intérêts, la seule issue pour la Grèce serait de sortir de la zone euro et de dévaluer, solution qui, selon ces auteurs permettrait de redonner un souffle au pays et à l'économie de repartir.

Les positions allant dans ce sens ont augmenté en à mesure que les problèmes du pays s'accroissaient. Pour lui, l'austérité ou la sortie de l'euro sont les deux solutions possibles pour faire face à des différences de taux sur les obligations de la dette publique. Pour cet économiste , si la Grèce reste dans la zone euro, alors les taux d'intérêt élevés liés aux déficits budgétaires pèseront sur la demande et freineront l'économie.

Pour Jacques Sapir mai , il ne fait pas de doute que la Grèce va faire défaut. L'économiste français ne perçoit dans la dévaluation qui suivrait aucune catastrophe, mais un moyen pour le pays de retrouver sa compétitivité eu égard à sa structure économique [ ]. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Histoire de l'Union économique et monétaire européenne.

Banque centrale européenne , Pacte de stabilité et de croissance et Eurogroupe. Sommet de la zone euro. Pacte de stabilité et de croissance. Fonds européen de stabilité financière. Mécanisme européen de stabilité. États membres de la zone euro: État membre de l'UE qui n'est pas obligé de rejoindre la zone euro Royaume-Uni.

Élargissement de la zone euro. Crise de la dette dans la zone euro. Crise économique de Crise grecque de En pratique l'euro circule dans les parties de l'île de Saint Martin la partie française ayant l'euro comme monnaie officielle. Consultez la bibliographie sur l'Union européenne. Sur les autres projets Wikimedia: Zone euro , sur Wikiversity. Zone euro et États membres de l'Union européenne. Politique monétaire et financière de l' Union européenne. Espace de liberté, de sécurité et de justice Espace Schengen États membres Frontières Sièges des institutions Zone euro.

Nomenclature des unités territoriales statistiques NUTS Unité administrative locale Régions Régions ultrapériphériques Pays et territoire d'outre-mer Territoires associés à l'Union européenne. Points extrêmes Risques naturels Ressources naturelles. Pays d' Europe et organisations européennes. Économies des 19 pays membres de la zone euro. Ministres des Finances des États membres de la zone euro au 29 septembre Euro Forex Politique monétaire de l'Union européenne.

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Politique de confidentialité À propos de Wikipédia Avertissements Contact Développeurs Déclaration sur les témoins cookies Version mobile. Il est possible de résumer cette approche et ce qui en sera retenu ainsi: Très souvent, la postmodernité est associée à la relativisation ou est synonyme de relativisme. Les analyses de Lyotard ont contribué à cette définition. Sa posture était à la fois critique et participante. Le philosophe est descendu de sa chaire, il est à la fois théoricien et praticien de la postmodernité.

Nous pouvons y déceler une réminiscence de la praxis marxiste. Il refusait le structuralisme, mais la déconstruction a été souvent comprise comme utilisant la recherche des significations obtenues en décomposant la structure du langage.

Les concepts sont créés par leur façon de différer. Il refuse la notion de transcendance et celle de vérité première. Il veut aller au-delà des articulations binaires: Il nous indique également la base sur laquelle va se développer ce contre-sens: Ce terme sera repris par Luce Iragaray qui va théoriser un différentialisme féministe.

Nous nous trouvons donc avec deux approches: Jacques Derrida avait déjà essayé de préciser sa pensée en presque dix ans auparavant: Elle ne peut pas être une discipline ou une méthode. Bien entendu, il peut y avoir des régularités dans les manières de poser un certain type de questions de style déconstructif.

De ce point de vue, je crois que cela peut donner lieu à enseignement, cela peut avoir des effets de discipline, etc. Pourtant, malgré les protestations de Derrida, la déconstruction est devenue une attitude méthodologique. Mais ce relativisme a aussi ouvert la porte à toutes les dérives. Maintenant, nous rencontrons la déconstruction partout. Le contre-sens incorrigible dénoncé par Derrida, créateur du concept, est massif dans la postmodernité.

Derrida a gagné et perdu en même temps, ce qui est typiquement postmoderne. La déconstruction a été adoptée par la société, mais entre-temps elle a changé de sens. La fragmentation sociale qui en résulte est une caractéristique de notre période postmoderne.

Il échappe en partie au modèle de Bauman, qui décrit les théoriciens modernes comme des législateurs et les postmodernes comme des interprètes. Derrida a bien été un interprète, il travaillait sur le texte. Cette prise de position est une critique politique et non un accompagnement de ce qui apparaît. Ce concept, dans son contenu, ressemble à celui de paradigme employé par Thomas Kuhn.

Pour Foucault il existe un lien entre la construction du savoir et le pouvoir. Son étude a un aspect généalogique, le lien avec Nietzsche est assumé. Il définit le pouvoir comme une relation. Dans son livre Surveiller et punir, paru en , il étudie le pouvoir comme un dispositif, un agencement. Ce dispositif permet de voir sans être vu.

Il montre également que nous sommes passés du contrôle des corps au contrôle des esprits. La surveillance des comportements: Quatre investissements du corps par le pouvoir sont décrits dans Surveiller et punir: Le contremaître, le surveillant de prison exercent du pouvoir. Sa philosophie ne peut pas se séparer de la vie.

La réponse philosophique ne peut être séparée des choix de vie pour Foucault. Ils y ont gagné à coup sûr une conscience beaucoup plus concrète et immédiate des luttes. Et ils ont rencontré là des problèmes qui étaient spécifiques, non universels, différents souvent de ceux du prolétariat ou des masses. La question de savoir si Foucault a été postmoderne reste en suspens. Sa philosophie a déplacé les analyses sur le pouvoir.

Il a cherché à montrer que chaque époque produisait un discours dominant et cohérent. Cet ordre du discours énonce la vérité sur le monde et impose ses normes. Sa conception du pouvoir comme relation et comme dispositif est devenue un lieu commun au sein des sciences humaines. Il a commencé par critiquer les abus du sociologisme et du psychologisme. On peut dire que les idées novatrices de Foucault font maintenant partie de la boîte à outils critique postmoderne: Toni Negri, par exemple, cite Foucault comme une référence majeure: Michel Foucault, comme Jacques Derrida, est maintenant un auteur postmoderne.

La vulgarisation et la dissémination des textes et des thèses ont inclu ces deux auteurs dans la postmodernité. Un peu plus tard il parlera de champ social. Son approche théorique peut se lire comme une injonction à changer, un appui pour le devenir autre, une visée éthique. Il développe cette approche dans un cours de intitulé Théorie des multiplicités chez Bergson.

Il ne reprend pas le côté spirituel de Bergson: Notre culture, marquée par la science, a tendance à lier espace et durée.

Cette manière de voir refuse les notions philosophiques négatives: Pour Deleuze, ce sont des fictions qui nient la vision différentielle du monde. La différence, pour Deleuze, est interne au monde, elle est un processus, une différenciation virtuelle ou réelle actualisée. La durée reste une méthode pour appréhender le réel et devient ontologie. Dans une présentation de la philosophie de Deleuze, un commentateur reconnaît que ce concept peut poser problème: Cet interprète insiste sur la différence comme être.

Il rappelle le mot même de Deleuze: Deleuze utilise des notions nouvelles et inhabituelles en philosophie: La ritournelle, par exemple: Elle fabrique du temps. Comme la ritournelle, la déterritorialisation concerne le monde artistique et le champ social et politique. Pour Deleuze et Guattari, la question de la déterritorialisation est liée au fonctionnement même du capitalisme: La loi de la valeur quantifie et universalise. Les machines désirantes sont captées et intégrées au processus de marchandisation mondiale.

Chez Deleuze et Guattari, le désir est défini comme production selon la perspective vitaliste propre à ces deux auteurs: Le modèle du rhizome est associé au nomadisme. Dans le contexte des sociétés de contrôle, la différence vise la création. La critique permet de se débarrasser des mystifications, qui empoisonnent la vie comme la morale.

La morale utilise des critères transcendants extérieurs à la vie: La philosophie de Deleuze encourage alors les possibilités de création pour vivre autrement. Pour lui, être de gauche est une affaire de perception: Donc, je peux dire, à la lettre: Deleuze écrit une philosophie de la puissance.

Il se situe dans la continuité de Spinoza. Gilles Deleuze a produit sa philosophie dans la postmodernité et pour la postmodernité. Pour lui, la philosophie est système, une philosophie de la création selon Arnaud Bouaniche. Un écho à la biopolitique de Foucault. Il nous reste à poser la question de savoir si Gilles Deleuze est un philosophe postmoderne. Le succès de la pensée de Deleuze est indéniable.

Il a conquis les surfeurs, de nombreux artistes, beaucoup de militants politiques, des étudiants en philosophie et quelques professeurs. Effectivement Gilles Deleuze a su nous parler. Et son message, si important, ne doit surtout pas rester aux mains des universitaires, des analystes et exégètes de tous poils: Ces machines interviennent dans tous les domaines de la vie. Ces théories peuvent être utilisées de façon opposée: Nous avons déjà rencontré cet auteur avec sa critique de la raison et son éloge de la raison sensible.

En continuité avec cette première rencontre, nous allons maintenant aborder sa sociologie. Selon ses propres termes: Le local, parce que Maffesoli remarque: Dans les jungles de pierre que sont les mégapoles contemporaines, la tribu joue le rôle qui était le sien dans la jungle stricto sensu.

Les identifications multiples, par contre, se multiplient. Devenir spiralesque du monde! Son analyse sur le tribalisme est surprenante.

Il valorise les tentatives des humains dans le cadre contemporain, mais il accepte le cadre, il ne le conteste pas. Il accompagne et interprète. Sa position correspond bien au modèle de Bauman sur les intellectuels postmodernes.

Effectivement, Maffesoli se refuse à être un législateur. Maffesoli parle également du réenchantement du monde. Amour de ce monde-ci. Désintérêt pour les arrières-mondes possibles. Un situationisme généralisé en quelque sorte. Laissons là les certitudes compassées du bourgeoisisme finissant. La thématique du tragique est le vigoureux appel à penser le réenchantement du monde. Selon ces auteurs, il existe deux types de critiques, la critique sociale et la critique artiste: La critique sociale a plutôt été portée par les syndicats et les courants politiques comme le socialisme et le communisme.

Quant à la critique artiste, elle est rattachée à la révolte de Mai et aux diverses avant-gardes artistiques. Un monde où la communication, la rapidité, la souplesse, la réactivité sont la règle. Il faut être capable de tirer parti de tout et ce dans toutes les situations. Nomadisme, adaptabilité sont des concepts parfaitement intégrés au système managérial. Cette évolution accentue la pression sur les salariés, les managers transfèrent sur leurs épaules le facteur risque.

Christophe Dejours a observé ce phénomène dans son livre Souffrance en France. Ce faisant, la domination, le rapport de violence réelle et symbolique lié au salariat est occulté. Ce livre nous explique comment le système capitaliste est capable de produire les conditions de possibilité de sa survie et de son renforcement.

Il a été contraint de quitter la Pologne communiste en lors des persécutions antisémites. Le lien de causalité est perçu comme diffus, voire complètement dissous. Il est plongé dans une certaine irréalité du temps confronté à des rencontres aléatoires. Pour lui, nous sommes dans un désordre mondial.

Bauman analyse le déclin des États et leur multiplication selon la même causalité. Selon des chiffres de , la tendance est la même: Les flux les plus importants en valeur, les plus rapides, les plus fluides et les plus constants concernent les capitaux.

Chaque jour le volume des transactions sur le marché des changes est plus que 60 fois supérieur au volume journalier du commerce mondial. Cette circulation est caractérisée par une unité de lieu: Dans ce cadre, il estime que la notion même de politique est problématique. Cette analyse du rôle pénal des États est assez proche de celle de Loic Wacquant. Celui-ci parle des prisons de la misère et des choix de société qui ont choisi de punir les pauvres.

Pour Zygmunt Bauman, en particulier dans son livre sur Le coût humain de la mondialisation, nous sommes bel et bien pris dans une stratégie de la différentiation. La survie dans les mégalopoles implique une séparation - exclusion. Ce constat est du même ordre que celui qui note un changement radical dans la façon de faire la guerre. Zygmunt Bauman revient sur la notion de panoptikon employée par Michel Foucault.

Il explique que le panoptique était une machine de guerre contre la différence, contre la liberté de choix et contre la diversité. Il analyse le développement des systèmes informatiques comme ce qui permet la mobilité à une certaine catégorie de population et oblige les autres à la fixité.

Il synthétise cela en disant que les locaux regardent les mondiaux. Les pauvres sont nourris avec le spectacle des riches. Le constat est confirmé par les chiffres concernants le temps passé à regarder la télévision. Les statistiques concernant le temps passé devant la télévision montrent que ce spectacle fonctionne bien: Il note trois thèses qui recouvrent idéologiquement ce phénomène.

Le thème du danger est immédiatement associé à ces contrées, le besoin de forteresse est ainsi présenté pour se protéger de leur violence. Il faut toujours et sans arrêt mobiliser le consommateur. La satisfaction est le malheur du consommateur et le capitalisme nous installe dans une perpétuelle tentation et la dépendance.

Nous alternons consommation et insatisfaction pour le plus grand bien du capitalisme. Pour lui, la consommation implique le mouvement permanent. La société actuelle nous laisse toujours insatisfaits pour mieux se perpétuer. Le nombre de personnes condamnées, emprisonnées augmente sans cesse.

Le monde tend vers une dualité extrême: Dans un article publié par le journal Libération en , Zygmunt Bauman évoque Une planète pleine et sans espace. Nous sommes confrontés de nouveau au paradoxe de la postmodernité. Si la cause des difficultés est sociale, le changement doit être social. Son livre sur les intellectuels est une critique de la décadence des intellectuels. Un libraire en résume le propos: La société postmoderne a fait du monde un marché au sein duquel les individus se sentent protégés des peurs extérieures et du vide social.

Bauman évoque la vie en miettes pour décrire la postmodernité en La sociologie de Zygmunt Bauman nous transmet des analyses pessimistes, sans doute est-ce le prix de la lucidité.

Eve Chiapello et Luc Boltanski nous ont expliqué comment les capitalistes et le management ont intégré la critique artiste pour se renforcer. Bauman constate les effets du processus dans la postmodernité, un des résultats de son travail est le suivant: Il paraît en Ce qui situe les débuts de la postmodernité à la fin des années soixante-dix du XXe siècle. Les artistes en parlent les premiers, presque aussitôt suivis par un philosophe: Des sociologues abordent le sujet à la fin des années quatre-vingt, soit dix ans après et des psychanalystes constatent les effet psychiques environ cinq ans plus tard.

Au-delà des apparences classiques, hystérie ou névrose obsessionnelle, les blessures narcissiques, les risques de psychose, les symptômes psychosomatiques montrent tous une particulière difficulté à se représenter. Il publie successivement trois livres qui forment une suite. Ehrenberg propose de voir la dépression comme une pathologie du changement et non comme le résultat de la misère économique et sociale.

Si la névrose est une maladie liée à la loi, à la culpabilité, au conflit, la dépression au contraire est fondamentalement associée à un déficit, à une insuffisance. Le conflit qui règne au sein de tout être névrosé pourrait être un soutien de taille, un moteur pour le dépressif qui manque de tout. Pour pallier ce vide, de plus en plus de dépressifs recourent à la drogue, pour se donner une contenance contre ce vide omniprésent, ou pour fuir simplement leur dépression.

Observant ce manque de conflictualité au sein de la dépression, Ehrenberg constate alors que le débat est passé à un autre niveau: Le mot psychose étant réservé aux affections les plus graves.

Les définitions classiques de ces maladies font partie du cursus scolaire. Un cours pour les étudiants en kinésithérapie nous propose de façon classique et un peu datée à la façon de Freud ces définitions au chapitre psychopathologie: La castration apparaît alors non plus comme une représentation symbolique mais comme une menace réelle.

La proximité de la psychose est un des éléments constitutifs de la définition. Les états-limites ont été apparentés tour à tour aux préschizophrénies, aux schizophrénies incipiens, aux déséquilibres et aux névroses atypiques, aux cas classiquement dénommées schizomanies, aux maladies du caractère ou même aux comportements pervers.

Le DSM-3 nous dit ceci: Le DSM requiert au moins cinq des manifestations suivantes: Son article a pour titre Une psychanalyse postmoderne: Une idéologie qui conduit progressivement à exclure la notion de limites. On passe toujours par les mots des autres, à commencer ceux de notre mère.

La figure du père, ou de la personne qui en tient lieu, montre comment le désir est vivable. Ce qui explique que, quand il y a forclusion, la symbolisation ne fonctionne pas très bien. Freud avait déjà expliqué que la civilisation humaine fonctionnait en appui sur cette limitation de jouissance: Chaque sujet est introduit, contraint et forcé, à ce mode de traitement par ces éducateurs naturels que sont les parents.

Le désir naissant de cet empêchement de base que je nomme traitement. Il va intégrer le non à la jouissance. Les jouissances sont fabriquées, artificielles et font partie des produits de cette nouvelle économie psychique.

Cette nouvelle économie psychique est-elle si pessimiste? Il a publié un livre sur Les corps angéliques de la postmodernité. Il emploie ouvertement le concept. Cet angélisme se manifeste de multiples façons: Et pour se faire souffrir, afin de retrouver des sensations qui nous appartiennent en propre!

Privé de rêves, le corps se fige! Comment recommencer à rêver? Les rêves sont télévisés, technicisés. Le corps est grand comme le monde et tout est absorbé par le réseau. Le monde postmoderne ne nous demande aucun acte de foi, il nous impose un renoncement à la liberté. Les humains sont devenus marchandises.

Comme le dit un article du psychanalyste Jack Bensimon: Elle fait partie de la vie. La postmodernité voudrait nous faire croire le contraire. Le sujet humain doit toujours faire un effort de subjectivation pour supporter la rencontre, pour verbaliser son existence, ses désirs, pour calmer ses angoisses. La dépendance à la marchandise et au spectacle est bel et bien citée comme une des caractéristiques du capitalisme postmoderne.

Le sujet critique de Kant et le sujet névrotique de Freud nous ont fourni à eux deux la matrice du sujet de la modernité. La mort de ce sujet est déjà programmée par la grande mutation du capitalisme contemporain. Dufour est en phase avec le constat de Toni Negri: Dufour développe la thèse suivante: Seule compte la valeur monétaire. On retrouve ici la déterritorialisation de Deleuze et Guattari. Le capitalisme postmoderne ne tolère plus aucune entrave à la circulation des marchandises. Ce nouvel âge du capitalisme, selon Dany-Robert Dufour, détruit le sujet à plusieurs niveaux.

Le sujet critique de Kant est en difficulté, parce que la raison critique est dévalorisée au profit des émotions, des images. Le système nous promet une plus-value narcissique, si on achète tel ou tel produit, notre qualité variant avec notre capacité monétaire. Le second sujet attaqué par le capitalisme est le sujet freudien.

Le névrosé est confronté à la dette symbolique. Cette dette est une dette impossible à payer. Le sujet critique des Lumières et le sujet freudien sont les mêmes. Le sujet est soumis à la nature et à ses forces. Ce sont des dieux immanents, qui déterminent des événements dans lesquels je suis pris.

Ensuite, le sujet est soumis au dieu des monothéismes. Ce dieu-là est lointain, il est transcendant, unique dans chaque religion. Augustin parle du maître intérieur. Il y a une délibération en chacun de nous. Ce dialogue avec soi, on le trouve également chez Montaigne.

Il est présent chez Rousseau. Les monothéismes sont accompagnés de constructions politiques et de formes culturelles et symboliques. Le Roi-Soleil illustre bien ce moment historique, autour de lui il y a des astres plus ou moins proches. Plus tard, nous arrive un nouveau grand sujet: Il apparaît comme grand sujet suite à la révolution française et aux autres révolutions, qui ont eu lieu en Europe.

La démocratie et la raison deviennent les nouvelles références. Le capital se déploie et se développe de plus en plus sur des activités à haute valeur ajoutée: Dans ces activités, la part du travail salarié peu ou moyennement qualifié est parfois extrêmement faible.

Cet auteur, ajoute que le capital prospère désormais sur la gestion des finances dans des mouvements spéculatifs de grande ampleur. Cette évolution fonctionne avec des nouveaux mécanismes financiers et de nouveaux outils de gestion du capitalisme. Les risques sont connus et les crises financières se succèdent les unes après les autres.

La valeur travail a donc tendance à diminuer de part les délocalisations et le fonctionnement du capital financier. André Gorz parle à ce sujet de La production du consommateur: Il était lié à la classe ouvrière et avait un aspect collectif. Le modèle du sujet marxien est devenu obsolète. Les difficultés du sujet postmoderne sont liées à la désymbolisation opérée par la mutation anthropologique en cours.

Félix Guattari était psychanalyste et philosophe. Il a écrit plusieurs livres avec Gilles Deleuze. Les individus sont les parties sérielles de la société. Les sujets sont un effet de la subjectivation. La singularité du sujet peut se fondre dans la masse, mais isoler la partie indivisible de la masse ne suffit pas à trouver le sujet. Dans ce cadre, la notion de vérité est différente de la vérité proposée par la science.

Les difficultés du sujet sont importantes. La transcendance a été disqualifiée. En conséquence, la crise du sens au niveau collectif perturbe la subjectivité au niveau personnel. La fin des idéologies était la fin des idéaux de changement de la société. Les grands desseins ont disparu, il ne reste que la gestion. La gestion est technique.

Aux questions soulevées en politique, elle répond par des dispositifs techniques, des procédures, des lignes de crédit ou des produits. La gestion évacue le contenu politique des luttes des sujets individuels et collectifs. La question de la légitimité des lois est réduite à la légalité.

Au mieux, cela se traduit par le respect des procédures législatives, mais souvent ce sont des décrets et des circulaires qui énoncent les règles à respecter. La domination a pris un tour mental. La maîtrise de la langue est devenue un enjeu pour le maintien et la reproduction du capitalisme. Les nazis ont inventé des mots pour servir leur propagande. Il y a eu une langue nazie. Ils ont gagné aussi par la langue en changeant la valeur des mots, en transformant la langue allemande en moyen de domination.

La maîtrise de la langue a permis la manipulation des masses. Une langue, qui se propage dans tous les domaines pour endormir le peuple, le rendre indifférent aux injustices et aux inégalités. Une langue, qui sert le consensus au profit de la domination capitaliste actuelle.

Il situe la naissance de cette langue aux alentours des années 60 du XXe siècle, elle se déploie massivement dans les années 80 - 90 de la fin du vingtième siècle. Eric Hazan étudie la modification du sens des mots, le changement de la valeur des concepts et leur fréquence. Le message implicite est porté par la langue, les mots sont vidés de leur sens premier. Il constate le caractère performatif de cette langue: Contournement, évitement, substitution, atténuation. Avec les euphémismes, il est possible de cacher une réalité, contourner un non-dit.

Ils sont alliés dans une lutte contre les salariés, mais, avec ce terme, les deux parties sont mises sur le même plan. Les dominants sont ainsi débarrassés de toutes visées agressives. Eric Hazan note que de nombreux anglicismes sont utilisés, par exemple, la gouvernance. La LQR emploie la notion de catégorie sociale, plus neutre et apparemment plus objective. La LQR masque la réalité. Il faut assez fréquemment camoufler les contresens ou cacher le vide derrière les mots employés.

Le terme crise est très souvent présent dans les discours politiciens ou médiatiques. Pourtant, il est question de problèmes chroniques, qui durent depuis longtemps et dont les origines sont liées au fonctionnement même du capitalisme actuel. La croissance est un mot magique, très important politiquement. Elle est scientifique et appuyée sur analyses chiffrées, mais ces données sont incontrôlables. La croissance est censée résoudre tous nos maux.

Pas de questions sur le type de croissance, ni pour qui et pourquoi il faudrait croître. Ce suffixe efface le passé dérangeant. La dénégation freudienne existe lorsque nous refoulons ce que nous avons en nous, ce qui nous pose problème, la violence par exemple, ou des désirs inavouables. Par exemple, il est question de la transparence, des élites, de la diversité, du dialogue social, de la concertation, etc. Nos dominants affirment la solidarité haut et fort, mais sans aucun acte. Certains mots perdent leur sens initial pour être dévalués, devenir creux, sans consistances.

Par contre, la notion de modernisation fait fureur en tant que processus présenté comme inéluctable et allant toujours dans le sens du progrès. La société civile est généralement récupérée et glorifiée comme un partenaire de la vie politique.

Les liens sont biaisés par la dépendance financière et politique des ONG vis-à-vis des États. Autre exemple de renversement de la dénégation freudienne: De grands mots pour masquer une réalité historique et quotidienne bien plus sombre: Les nobles sentiments sont survalorisés pour les classes dominantes.

Le paternalisme fonctionne bien, il existe des ministres délégués aux défavorisés. La LQR a intégré très rapidement une sémantique antiterroriste. Le mot islamiste est devenu un épouvantail.

La LQR parle de couche sociale ou milieu au lieu de classe sociale. En permanence, il faut recoller les morceaux. Ce que les critiques sociales et politiques nommaient la lutte de classe.

Ce procédé est particulièrement flagrant dans le monde du capitalisme financier. Pourtant, le capitalisme financier est une activité fortement marquée par le parasitisme, elle a des conséquences sociales destructrices, cette évidence doit être dissimulée. Eric Hazan emploie souvent des métaphores médicales pour parler de la LQR: Nous sommes passés des pauvres aux exclus, de la justice sociale à la charité spectacle. Il faut cadrer les discussions possibles et empêcher les autres.

La LQR est la langue de la domination, une langue de domination. Son livre est comme une leçon de liberté pour retrouver la saveur de la langue. Nous retrouvons les jeux de langage du début de notre analyse.

Il va dans le même sens que Luc Boltanski et Eve Chiapello dans leur livre sur Le nouvel esprit du capitalisme. La LQR décrite par Hazan est bien la langue des maîtres postmodernes. Nous sommes donc dans une biopolitique qui prend toute la vie. La domination est devenue une domination mentale qui passe par les mots et les médias. La démocratie est devenue médiatique.

Dans le même temps, la démocratie a évolué, elle est maintenant une lutte pour les places. La politique des temps postmodernes se présente comme une politique sans sujet. Ceci est une tendance, car malgré ces dispositifs, le sujet est présent de temps en temps, sur le plan personnel ou sur le plan collectif. Sa présence apparaît toujours de façon provisoire en pointillé.

Le cas désespéré de certaines personnes perturbe régulièrement les termes de la discussion. Dans le premier cas, il y a identification des personnes à une question, une situation. Ces identifications rendent le sujet compatible avec le système et le font disparaître dans la ronde perpétuelle des marchandises et du spectacle.

La gestion institutionnelle étant en charge de la réponse pratique. Dans le second cas, le sujet est laminé physiquement et susceptible de condamnations judiciaires fortes, qui le dissuaderont de recommencer à se révolter. Dany-Robert Dufour note que: En attendant Godot annonce que nous ne serons plus sauvés. Il parle ouvertement de décroissance et de la décolonisation de notre imaginaire. Il agit dans le champ politique, mais aussi et surtout dans son mode de vie.

Toni Negri pense également cette situation en terme biopolitique. Sa position provoque débat. Pour lui, la multitude est toujours une avancée positive.

Mais, la multitude, comme tous les modes de vie alternatifs, peut dériver vers une intégration au système capitaliste. On le constate souvent. Dans les époques précédentes, les humains ont cru à la vérité, qui incluait des garanties, le résultat a été catastrophique. Le développement de ces logiciels a un aspect existentiel. La notion de communauté est très présente dans ces réseaux.

Ce qui est conforme aux observations sur la postmodernité. Dans le même temps, les caractéristiques du logiciel libre ont séduit le capitalisme. Ce domaine est une des composantes de ce que Moulier Boutang nomme le capitalisme cognitif. Son étude démontre très clairement que le secteur du logiciel libre est devenu une nouvelle modalité du développement du capitalisme. Nous ne vivons pas une transition socialiste.

Le lien entre la multitude et le nouveau capitalisme est assumé ouvertement par cet auteur. Ceci prend un tour paradoxal avec Google. Cette entreprise a bâti sa fortune sur la fourniture de services gratuits, elle a construit son hégémonie sur cette méthode. Elle tire ses revenus de la publicité, des liens commerciaux, et de la vente de quotas de clics sur des mots clé.

Activité qui est loin de la production industrielle étudiée par Marx. Sa croissance est impressionnante. Google a été créé en Dix ans après, début , Google valait quelque milliards de dollars à la bourse de Wall Street. Google posséderait le parc de serveurs le plus important du monde avec environ machines réparties sur plus de 32 sites de par le monde et emploie plus de 16 personnes.

Les serveurs de Google fonctionnent sous Linux et Google a choisi de soutenir Linux dans sa lutte contre Microsoft. Les conditions de travail chez Google sont présentées comme idylliques.

Par exemple, voici quelques données à ce sujet: Google est devenu une sorte de nouveau sujet politique dans notre environnement mental. Il influence nos recherches et nous guide dans notre vagabondage sur la toile. Il semble bienveillant, il est efficace et plutôt sobre dans sa manière de faire de la publicité. La force de ses propositions gratuites, son efficacité et sa rapidité donnent une très bonne image de cet outil informatique. Autant Microsoft a su cristalliser les oppositions à son modèle commercial, autant Google sait se faire apprécier.

Le monopole devient invisible. Pourtant les critiques existent, par exemple, la censure est bien là. Cette entreprise construit sa puissance en indexant et en sauvegardant toutes sortes de données, dont des données privées, comme les cookies, qui sont gardées deux ans.

Ce sont de petites séquences de données gérées par les serveurs et qui accompagnent nos visites sur la toile. Si un site veut augmenter la fréquentation des internautes, une des solutions est de créer des pages indexées à la façon de Google.

Le moteur de recherche travaille avec des mots-clés, des notions, des auteurs. La postmodernité contemporaine est théoriquement et pratiquement liée à Google. Au contraire, Google nous dit: Le lien de proximité entre soi et la machine est très fort. Google est inclus dans notre existentiel, il fait partie de la biopolitique postmoderne, une partie de notre vie est liée à Google.

Cette entreprise est emblématique du nouveau capitalisme et de sa croissance exponentielle. Son livre Le pari de la décroissance explique sa démarche.

Se contenter des réformes était considéré comme insuffisant. Il fallait penser la transformation en profondeur de la société. La postmodernité bouleverse notre façon de concevoir et de faire de la politique. En premier lieu, le désir de politique hérite des idées et des actions des générations antérieures. Le concret prend le dessus sur la formation et la réflexion. Les recherches en psychologie sociale nous transmettent, entre autres, des analyses sur la reproduction du pouvoir au niveau collectif et au niveau personnel.

Les constats historiques sont surprenants. Ces recherches ont abouti à la notion de soumission librement consentie. Ces travaux sont importants pour la conception du sujet politique postmoderne. Ils expliquent, que pour soumettre une ou des personnes, il faut commencer par la déclarer libre et ensuite lui fournir de grands idéaux humanitaires.

Ces idéaux sont à la base de la rationalisation de la soumission. Ce processus est inconscient. Cet engagement est lié aux émotions et au regard. Une fois que nous avons dit oui à un petit engagement, nous ne pouvons pas revenir en arrière facilement. Beauvois et Joule pensent que la manipulation psychosociologique est immanente à notre société.

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